Le choix de l’agriculture régénératrice

L'agriculture régénératrice regroupe l’ensemble des pratiques qui permettent d'une part de mieux capturer et stocker le carbone dans la terre sous forme de matière organique et d'autre part de restaurer la biodiversité des sols et d'améliorer le cycle de l’eau.

Le choix de l'agriculture régénératrice

L'agriculture régénératrice s'inscrit résolument dans l'objectif de l'accord de Paris, c'est à dire la limitation du réchauffement climatique à un maximum de 1,5 °C.

Pour parvenir à l'objectif de l'accord de Paris, il sera nécessaire d’atteindre la neutralité carbone à l’échelle de la planète en 2050. Pour y parvenir, il convient non seulement de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, mais également d’accroitre les puits de carbone et notamment de développer des pratiques agricoles favorisant la séquestration de carbone. A cela, il faut ajouter qu'aujourd’hui un tiers des sols de la planète est dégradé*.

Pour nourrir 9,8 milliards d’humains en 2050 dans un contexte de changement climatique il est crucial de préserver des sols vivants.

Les principales pratiques de l’agriculture régénératrice :

- aucun labour ou un labour minimum, la limitation du travail du sol pour augmenter l’agrégation de la terre, la rétention et l’infiltration de l’eau et la séquestration du carbone ;

- des sols couverts pour fixer l’azote, augmenter la matière organique, rendre le sols plus résilient à la sécheresse et aux inondations et permettre aux micro-organismes de prospérer ;

- la rotation des cultures et la mise en place d’engrais verts ;

- la remise en place de l’élevage en système herbager et pâturant pour apporter de la résilience et augmenter la fertilité du sol de façon biologique ;

- l’intégration d’arbres pour améliorer la capacité du sol à absorber l’eau.

Pourquoi limiter le travail du sol ?

Les organismes vivant dans le sol contribuent à sa structuration, au recyclage des éléments minéraux et à nourrir des plantes. Avec le labour et un travail mécanique important du sol, l’activité biologique est perturbée avec des impacts négatifs sur les cycles de fabrication de la matière organique (humus).  La perturbation de la vie du sol et la perte de l’humus entraînent des compactions et tassements du sol. Un tiers des sols dans le monde sont dégradés et souffrent d’érosion*. Or, la matière organique (humus) est la clé de la fertilité du sol.

*Aujourd'hui, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que près 33% des sols à l’échelle mondiale sont modérément ou gravement dégradés

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